21 juin 2017

Lecture: Fahrenheit 451



Ray Bradbury
Denoël
Présence du futur
191 pages
Anticipation, Autoritarisme, Livres, Société

Montag a tout pour être heureux: un métier épanouissant -il brûle des livres à longueur de nuit-, une femme, une belle maison... Pourtant, quand il va rencontrer Clarisse, il va se mettre à réfléchir, et à s'intéresser de plus prêt aux livres...


[Chronique rédigée en février 2016]
Lorsque j'ai emprunté le premier de tome de Fondation (d'Asimov, ce livre était juste à côté, et comme le titre me disait vaguement quelque chose, je l'ai emprunté aussi. En fait, j'ai appris que si le livre était connu, le film l'était d'avantage. J'ai donc commencé ce roman sans trop savoir de quoi il retournait.
J'ai eu l'impression de rester à l'extérieur de l'histoire, de ne pas "rentrer" dedans. Montag est un jeune homme de vingt ans mais pour moi il se conduisait comme un quadragénaire ou un cinquantenaire. Je ne me suis donc absolument pas identifiée à lui. Cependant, j'ai suivi avec intérêt ses aventures et ses réflexions, qui étaient parfois un peu longues. Le style de l'auteur ne m'a pas exalté non plus.
Bref, une lecture qui ne m'a pas spécialement emballée.

A relire plus tard, peut-être ?

18 juin 2017

Lecture: L'enfant sauvage




T. C. Boyle
Le livre de poche
117 pages
5,10 €
Historique, Enfance, Education


1797. Dans une forêt du Languedoc, des chasseurs capturent un garçon errant, nu et hirsute, un « enfant sauvage », aussi dépourvu, semble-t-il, d’âme et de raison qu’une bête. Après avoir été exhibé tel un monstre de foire, il est finalement abandonné à son incurable sauvagerie. Seul le docteur Itard s'entête à croire que de cet « animal » il saura faire un homme. Des années durant, l'enfant, rebaptisé Victor, va subir l'apprentissage de la civilisation sous la férule de son maître.



J'ai pris ce livre un peu au hasard (enfin au hasard parmi les livres de français qu'il me faut lire avant une semaine), pour combler les quelques jours pendant lesquels je ne pourrai pas lire "L'attaque des Titans". "L'enfant sauvage" a assez mal fait son travail: je l'ai lu en quelques heures.

J'ai découvert ici une histoire dont je n'avais jamais entendu parler -ou juste très, très vaguement. Cette histoire est celle d'un garçon "sauvage", qui a miraculeusement survécu dans la forêt, sans aucun contact avec la société; société qui, une fois au courant de son existence, en fera un véritable phénomène et tentera de l'étudier, puis de l'éduquer.

Ce roman (récit historique ?) est très rapide et facile à lire, intéressant et plaisant.

Mais ce qui est vraiment instructif, c'est mener une réflexion autour de ce sujet (ce que j'ai toujours un peu de mal à faire, et je regrette qu'on a pas évoquer ce livre en cours, afin d'avoir l'éclairage de la prof et de pouvoir tisser plus de liens). Outre la curiosité un peu triviale et malséante des villageois, qui se pressent autour de "l'enfant sauvage", les théories de Rousseau et Voltaire sont évoquées (je rappelle que l'histoire prend place au XVIIIéme siècle). Le mythe du bon sauvage est-il justifié ? Est-ce la société qui corrompt l'homme ou est-ce qu'au contraire elle lui apporte bonheur et stabilité ?
Personne n'a vraiment la réponse à ces questions. Ce qu'on constate, c'est qu'ici peu de gens ont cherché à "comprendre" Victor; ceux qui l'ont approché ont à tout prix voulu faire de lui un être "civilisé", à le conformer aux normes de la société. Alors certes, c'était au XVIIIème siècle, et ces conceptions ont un peu évolué depuis; mais aujourd'hui, si un enfant sauvage était découvert, que se passerait-il ?
Voilà en gros les questions que m'ont fait me poser ce livre ^^ (que je vous conseille bien sûr).


14 juin 2017

Lecture: La controverse de Valladolid



Jean-Claude Carrière
Pocket
252 pages
Histoire, Racisme, Débat, Argumentation


Quatrième de couverture

En 1550, une question agite la chrétienté : qui sont les Indiens ? Une catégorie d'êtres inférieurs qu'il faut soumettre et convertir ? Ou des hommes, libres et égaux ?
Un légat envoyé par le pape doit en décider. Pour l'aider, deux religieux espagnols. Tout oppose Ginès de Sépulvéda, fin lettré, rompu à l'art de la polémique, et Bartolomé de Las Casas, prêtre et homme de terrain ayant vécu de nombreuses années dans le Nouveau Monde. Le premier défend la guerre et son cortège d'atrocités au nom de Dieu. Le second lutte contre l'esclavage des Indiens. Un face à face dramatique dont l'écho retentit encore.


Comme Amerigo et Cannibale, ce livre fait partie de la dernière sélection de ma prof de français pour la séquence sur l'humanisme et l'argumentation.
Ici, après deux chapitres un peu rébarbatifs, on suit le débat qui oppose Sepulveda et Las Casas, sur l'humanité des indiens. Pour Sepulveda, ils ont des hommes mais d'une autre catégorie, né-esclaves; pour Las Casas, ils sont égaux aux occidentaux. Ce débat durera quatre jours.

Et quatre jours, c'est long. Même si les débats, et l'argumentation, sont très intéressants, j'ai souvent posé le roman. De nombreuses répétions, des envolées pénibles m'ont lassée. Pourtant, je ne peux pas nier l'aspect dramatique (d'ailleurs le texte existe aussi en pièce de théâtre) qui subsiste dans ce roman...
A vrai dire, je ne sais pas trop quoi en dire. Je me suis ennuyée, mais certains aspects étaient intéressants. Je connaissais la fin de l'histoire, forcément, peut-être que c'est à cause de ça que je me suis moins intéressée. Les deux personnages m'ont tapé sur les nerfs à certains moments, mais par endroit ils m'ont passionnée. C'est essentiellement du dialogue, donc on l'imagine facilement en pièce de théâtre ou en film. A la fin, la conclusion ouvre sur plusieurs siècles de racisme ; néanmoins je n'ai pas réussi à faire de parallèles avec le monde actuel, ou avec d'autres époques (peut-être aussi que je n'étais pas dans le bon état d'esprit ^^'). En somme, le seul point positif que je trouve à ce livre est que je sais maintenant quand s'est déroulé la controverse et de quoi, précisément, elle retournait. Mais pour le coup, une simple recherche wikipédia m'aurait suffi.